Aumale Dix conseils pour bien débuter sa généalogie

De nombreuses personnes se sont lancées à corps perdu dans la recherche de leurs ancêtres. En oubliant parfois quelques règles essentielles pour réussir. Nos 10 bons conseils.

Dernière mise à jour : 16/04/2014 à 13:07

Selon les époques, il est plus ou moins difficile de lire un acte
Selon les époques, il est plus ou moins difficile de lire un acte

Qui n’a jamais pensé faire son arbre généalogique ? Effet ou phénomène de mode, il y a aujourd’hui de plus en plus de généalogistes en herbe. S’ils sont aujourd’hui habitués aux rouages des archives départementales, des sites internet ou des ouvrages consacrés à la généalogie, pour beaucoup les débuts ont été délicats voire même laborieux.

1 • LOGICIEL : Avant même de se lancer, il faut s’équiper d’un logiciel de généalogie afin de ne pas crouler sous les bouts de papiers après quelques semaines de recherche. Cela évite de s’éparpiller, de rechercher constamment tel ou tel acte ou de faire des petits tableaux à la main. Tous les logiciels ne sont pas payants et permettent de vite progresser.

2 • GUIDE : La patience est l’une des règles d’or de la généalogie. Pas la peine de se précipiter tout de suite dans les archives départementales avant d’avoir consulté le guide du site généalogie. com. Il est très complet, facile à manipuler et ludique.
3 • 100 ANS : Voilà, le temps est venu de lancer ses recherches. Mais, là encore, avant de commencer à consulter les actes dans les archives départementales ou sur internet, il vous faut être en mesure de remonter le temps sur une durée de 100 ans. Les archives départementales ne vous permettant pas de consulter des actes plus récents. Certaines personnes pouvant être encore vivantes, clause de confidentialité oblige.
4 • TABLES DÉCENNALES : C’est fait, papi ou mamie vous ont livré les premiers secrets de la famille. Vos recherches peuvent commencer. Conseil, afin d’éviter tout de suite de passer des heures à lire les actes (ne vous inquiétez pas, cela viendra bien assez vite), consultez les tables décennales. La Révolution a eu au moins çà de bon : la création de ces tables qui vous permettront de survoler environ 120 années d’actes d’une commune en quelques minutes. En effet, à partir de 1792, les communes avaient pour obligation de concentrer naissances, mariages, décès et même divorce par tranche de décennies sur des tables ou plus simplement feuillets. Très pratiques, elles vous permettront de retrouver des ancêtres assez rapidement, à condition que vous connaissiez sa commune de naissance, ou celle où il s’y est marié… Une fois la date relevée, il vous sera plus simple de retrouver l’acte recherché.
5 • MARIAGE : Comme on vient de le voir, il existe différents types d’actes : les naissances, les mariages, les décès ou parfois appelés sépultures et les divorces. Chacun d’entre eux a son importance pour réussir sa généalogie. Un petit (voir même grand) faible pour les actes de mariage car ils concentrent en quelques lignes des données souvent très intéressantes. On peut y découvrir la date et le lieu de naissance des mariés, les noms et prénoms de leurs parents respectifs ainsi que leur adresse. Pas de mariage sans témoins et donc l’apparition d’un oncle, d’un frère ou d’une sœur. Autant d’informations qui vous permettront d’étoffer les branches de votre arbre. On peut également y apprendre si un contrat de mariage a été établi et même savoir si ses ancêtres savaient écrire, ou du moins signer.
6 • ORGANISATION : Il faut être ORGANISÉ. Surtout ne jamais s’éparpiller en tentant de remonter plusieurs branches à la fois. Une à une le travail est déjà conséquent. En vous concentrant sur une branche, vous allez vous imprégner de cette ascendance, mieux la connaître et par déduction être plus à même de découvrir un lieu de naissance ou de mariage. N’hésitez pas à vous munir d’une carte du canton que vous étudiez afin de situer plus rapidement où vivaient vos ancêtres.
7 • INTERNET : Internet est une vraie révolution pour les généalogistes. Désormais, il vous est possible de consulter de votre domicile des millions d’actes numérisés et vous éviter ainsi de parcourir des centaines de kilomètres pour vous rendre aux archives départementales de Marseille ou la mairie de Lille. Pour cela, dans un moteur de recherche tapez “archives départementales” suivies du numéro du département que vous souhaitez travailler.
8 • PARTAGE : Internet, c’est aussi la possibilité de mettre son arbre en ligne grâce à des sites spécialisés et surtout gratuits. Le meilleur exemple français est généanet. org. En quelques minutes seulement, vous pouvez être inscrit et commencer votre arbre qui sera, si vous le souhaitez public. Il est révolu le temps où chacun conservait ses petites informations dans son petit coin. Les généalogistes aiment partager et leur publication peut vous permettre de grands bons en arrière dans le temps.
9 • NOTES : Prenez des notes. Pour donner vie à son arbre, certains envisagent d’en faire un livre. Mais les actes ne suffiront pas à eux seuls à le faire vivre. C’est pour cela qu’il est essentiel de prendre des notes concernant les anecdotes de vos ancêtres. Ainsi, vous pourriez découvrir dans un acte que votre ancêtre, qui se marie en 1797, est un déserteur de l’armée espagnol. Obligatoirement, il a eu besoin d’une autorisation pour se marier en France. Seule la chambre départementale de votre chef-lieu de canton de l’époque est habilitée à le faire, laquelle exige des courriers des employeurs de l’homme pour savoir s’il peut adopter la nationalité française. Et voilà comment en quelques minutes vous pouvez étoffer l’histoire de votre famille avec des documents rares.
10 • PATIENCE : Dernier conseil, et peut-être le plus précieux, armez-vous de patience. Il faut toujours garder l’espoir. Une généalogie n’est jamais finie. Une branche qui sommeille pendant des années peut du jour au lendemain reprendre vie si vous trouvez par hasard une information qui vous permet de remonter le temps.

Aumale, 76
76270 Neufchâtel-en-Bray

  1. Un archiviste
    17 avril 2014 08:16
    Je me permet de faire un rectificatif. Le délais de communicabilité des registres de naissance et de mariage est de 75ans et non plus 100ans (avant 2008). Les registres de décès quant à eux sont immédiatement communicables.

    L.213-2 du Code du patrimoine "4° Soixante-quinze ans à compter de la date du document ou du document le plus récent inclus dans le dossier [...] e) Pour les registres de naissance et de mariage de l'état civil, à compter de leur clôture [...]"
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